DÉPRESSION POST PARTUM (DPP)
La dépression post-partum est un trouble qui touche de nombreuses mères, et aussi des pères, après la naissance de leur bébé. La gravité de la dépression varie en fonction de la nature et de l’intensité des symptômes. Contrairement au baby blues (syndrome du troisième jour), une DPP peut se manifester un ou deux mois après la naissance de bébé et durer plusieurs mois si elle n’est pas traitée.
Voici les symptômes les plus fréquents de la dépression post-partum :
• profonde tristesse sans raison apparente
• pleurs fréquents inexpliqués
• épuisement permanent ou problèmes de sommeil (dormir trop ou pas assez)
• sentiment de dévalorisation ou culpabilité excessive (impression d’être un mauvais parent, difficulté à établir un lien avec son bébé)
• irritabilité
• anxiété extrême (surtout en ce qui a trait au bien-être de son enfant)
• incapacité à s’occuper correctement de son enfant ou refus de passer du temps avec lui
• si le parent est capable de s’occuper de son enfant, absence de plaisir lorsqu’il le fait
• désintérêt pour les activités aimées auparavant ou manque de plaisir durant celles-ci
• changement d’appétit
• sentiment que les choses ne s’amélioreront jamais
• tendance à s’isoler
• idées suicidaires
Certains parents peuvent ne pas se rendre compte qu’ils sont déprimés. D’autres peuvent ne pas oser en parler de peur de ce que leur entourage va penser d’eux.
Comment se sortir d'une dépression post-partum ?
1- Demander de l'aide médicale
On s’attend à ce que les femmes soient submergées de bonheur après avoir accouché, mais bon nombre d’entre elles n’osent pas admettre que ce n’est pas ce qu’elles ressentent. En fait, il est fréquent que les jeunes parents se sentent déprimés, confus, frustrés et désillusionnés. Il n’y a rien de honteux à cela. Le soutien d’un professionnel de santé peut être une solution rassurante face à des doutes.
Parlez-en à votre médecin traitant ou à un psychiatre pour déterminer des options en termes de soutien et de traitements nécessaires en fonction de vos besoins.
Quoi que vous fassiez, ne souffrez pas en silence. Si vous pensez que votre partenaire souffre, encouragez-le également à demander de l’aide.
2- Thérapies psychologiques
Votre médecin traitant peut vous recommander de voir un psychologue pour traiter la dépression post-natale.
3- Les antidépresseurs
Les antidépresseurs peuvent être recommandés dans certains cas où la dépression est sévère et où d’autres traitements n’ont pas été efficaces. Votre médecin traitant vous conseillera sur les options disponibles si vous allaitez encore.
4- Demander de l'aide à ses proches
Dites-leur ce que vous ressentez et n’ayez pas peur de demander de l’aide. Par exemple, vous pourriez demander de l’aide à quelqu’un pour que cette personne s’occupe de votre enfant pendant que vous vous reposez quelques heures. Si vous manquez d’énergie, demandez de l’aide pour faire vos courses ou pour cuisiner.
5- Se reposer
Reposez-vous chaque fois que cela est possible. Pour éviter de manquer de sommeil, ayez le réflexe de vous reposer chaque fois que votre enfant s’endort. De même, ne soyez pas trop perfectionniste vis-à-vis de votre maison et des corvées ménagères. Il est plus important que vous rattrapiez votre sommeil et que vous vous reposiez quand vous le pouvez.
6- Manger sainement
Avoir un bébé est quelque chose d’éprouvant pour l’organisme, c’est pourquoi il est important de manger sainement et de faire un peu d’exercice lorsque vous le pouvez.
Et le rôle des chevaux dans tout ça ?
1- Le contact avec la nature et les animaux a un effet apaisant et réduit le stress. Il est connu pour libérer des endorphines, qui sont des hormones du bien-être.
2- La médiation équine encourage l’interaction sociale, non seulement avec le thérapeute et le cheval, mais aussi avec d’autres participants et va aider à réduire l’isolement social souvent associé à la dépression post-partum.
3- Prendre soin d’un cheval et apprendre à interagir avec lui responsabilise et donne confiance en soi. Cela peut être particulièrement bénéfique pour les nouvelles mères qui peuvent se sentir dépassées et perdre confiance en leurs capacités.
4- Les chevaux, miroirs de nos émotions, sont sensibles ; ils perçoivent toutes les émotions humaines et y réagissent. Ils nous aident à améliorer la régulation émotionnelle ce qui réduit l’anxiété.
6- La médiation équine va également aider à développer des compétences parentales, telles que la patience, la communication non verbale et la sensibilité aux besoins des autres, qui peuvent être transférées à la relation avec le nouveau-né.
7- Pour ceux et celles qui ont du mal à exprimer leurs sentiments verbalement, la médiation équine offre une forme de thérapie non verbale. Les interactions avec le cheval peuvent révéler des émotions et des comportements qui peuvent ensuite être discutés ensemble lors du debrief en cours ou en fin de séance.
